Islam et Musulmans

Comment la réaction du Pharaon et de son peuple face aux miracles de Moussa (paix sur lui) montre-t-elle leur obstination et leur manque de foi malgré les avertissements divins ?

Question :
Comment la réaction du Pharaon et de son peuple face aux miracles de Moussa (paix sur lui) montre-t-elle leur obstination et leur manque de foi malgré les avertissements divins ?
Réponse :
Pharaon et ses entourages comprirent que les miracles de Moussa (paix sur lui) étaient des preuves évidentes de sa mission prophétique (An-Naml 27/14), mais ils persistèrent à le traiter de magicien et s’accrochèrent à un mensonge. Pharaon, pour le discréditer, rassembla les magiciens les plus expérimentés et les fit venir devant lui. Ceux-ci, après avoir observé ce que faisait Moussa, réalisèrent que ce n’était pas de la magie, mais un véritable miracle, et ils exprimèrent clairement leur foi en lui en tant que messager d’Allah. Irrité par cela, Pharaon leur dit : « Vous apprendrez bientôt, je vous couperai les mains et les pieds en croix, puis je vous ferai tous crucifier. » Le fait que cette menace n’eût aucun effet sur les magiciens troubla encore plus Pharaon, qui dit alors à propos des enfants d’Israël : « Bientôt, je tuerai leurs garçons et laisserai leurs femmes en vie. Nous avons un pouvoir absolu sur eux. » Malgré tout cela, Allah manifesta Sa miséricorde et les châtia, afin qu’ils réfléchissent, par des années de sécheresse et de famine. Mais lorsqu’une chose bonne leur arrivait, ils disaient : « C’est notre droit ! » et lorsque quelque chose de mauvais les touchait, ils accusaient Moussa et ses compagnons en disant que cela venait de leur faute, répétant qu’ils ne croiraient certainement pas en lui. Ensuite, Allah leur manifesta encore Sa miséricorde en envoyant les fléaux de l’inondation, des sauterelles, des poux, des grenouilles et du sang, chacun séparément comme des miracles. Lorsqu’un fléau les frappait, ils disaient : « Ô Moussa ! Prie ton Seigneur pour nous à cause de l’engagement qu’Il t’a pris envers nous ! Si tu lèves ce fléau, nous croirons certainement en toi et nous laisserons partir les enfants d’Israël avec toi. » Mais dès que le fléau était levé, ils revenaient sur leurs paroles, rompaient leur promesse et ne croyaient plus en lui (Al-A’raf 7/123-136). Même après ne pas avoir pu tuer les magiciens, le Pharaon, de plus en plus accablé, donna l’ordre de tuer les garçons des enfants d’Israël et de tous les croyants, mais il échoua une fois de plus.

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