Question :
Est-il permis d’avoir des relations sexuelles sans mariage avec une captive de guerre ? Comment comprendre cela à la lumière du verset 50 de la sourate Al-Ahzab et d’autres versets ?
Réponse :
Aucune relation sexuelle avec une femme, qu’elle soit libre ou captive, n’est permise sans mariage. Ceux qui considèrent comme permis les relations sexuelles sans mariage avec des femmes captives de guerre ou des esclaves se réfèrent à l’union du Prophète avec Mariya. Cependant, Mariya, envoyée au Prophète par le gouverneur égyptien, selon ce verset, est considérée comme un « fay » (c’est-à-dire un bien acquis sans combat), alors que le butin est ce qui est acquis à la suite d’une guerre (voir Anfal 8/41, Hashr 59/7. Les prisonnières de guerre font partie du butin). Il est interdit aux croyants capables d’épouser une femme libre de se marier avec des femmes prises par la guerre ou par le fay (Nisa 4/25). Ce verset révèle que, contrairement aux autres croyants, le Prophète était autorisé à épouser une femme sous son autorité par fay sans la libérer au préalable. L’usage de « wa » (و) et non de « aw » (أو) dans ce verset le montre. Autrement dit, il n’est pas écrit « soit l’une soit l’autre », mais plutôt « les deux » : « Les femmes que tu as épousées et celles sous ton autorité par fay ». Que la femme soit prise par la guerre ou par le fay, si elle n’est pas mariée de son propre gré, toute relation avec elle est interdite (Nisa 4/3 et 25, Nur 24/32-33). Par conséquent, il est clair que le Prophète n’a eu de relation avec Mariya que par le mariage.